









Nicolas Noël, qui reprend les rênes du moulin de Quicampoix après ses parents, a grandi dans une famille très croyante. Quel est le souvenir qui vous a le plus marqué lors de ces JMJ ?
La veillée avec le pape. Nous étions 235 000 jeunes, venus de tous les milieux, de tous les pays, réunis pour un seul but : découvrir et partager l'esprit saint. C'était très impressionnant de se recueillir tous en même temps. Lors de cette nuit à la belle étoile, on s'est tous retrouvés dans un même idéal. La messe de clôture, avec le pape, que j'ai vu de près, a aussi été un moment exceptionnel.
Comment la vie s'est-elle organisée sur place ?
Je suis parti avec 45 Bretons, pour deux semaines. La première semaine, nous avons été accueillis dans des familles catholiques du diocèse de Port-Marcquarie, à 500 km au nord de Sydney. La famille dans laquelle je séjournais, avec trois autres jeunes, nous a fait découvrir la culture locale. La deuxième semaine, lors des JMJ, nous étions installés dans une école. Lors de nos déplacements, on arborait le drapeau breton. On nous demandait sans arrêt d'où on venait !
Comment repartez-vous après ces deux semaines intenses ?
Ces journées ont fortifié ma foi, elles m'ont donné plus de gaieté et de sérénité. Les très belles rencontres que j'ai faites m'ont renforcé. Dans ma paroisse, nous ne sommes que deux jeunes. Ce n'est pas beaucoup, on se sent parfois un peu seul. Alors je vais essayer de suivre les conseils du pape, qui nous a dit que « l'important, c'est de faire partager cette expérience et de la faire durer jusqu'aux prochaines JMJ ».
Comment allez vous faire durer l'expérience ?
Je vais essayer de m'impliquer davantage dans les activités du diocèse, même si mon travail est très prenant. Je veux m'impliquer profondément dans la vie de ma paroisse et dans la prière, pour faire partager ma foi. Comme l'a dit Benoît XVI, nous sommes arrivés comme pèlerins, on repart comme missionnaires.
Recueilli par
Géraldine HOUDAYER.