













Dominique Guérin, qui a lancé le collectif tharonnais « Développement durable et habitat sain », a fait part de la consternation des riverains à l'Evêque Mgr Soubrier, et des risques pour la santé. Dominique Guérin, qui a lancé le collectif local « Développement durable et habitat sain », ainsi que des voisins, ont pu dialoguer avec l'évêque Mgr Soubrier à la fin de la messe. Échanges vifs. « Si l'intérêt n'est pas financier, quel est-il ? », s'exclame-t-on auprès de l'Évêque qui répond : « On a aucun intérêt ». « Alors pourquoi accepter ? 300 personnes ont signé la pétition ! » L'évêque souligne que « tout le monde n'est pas d'accord sur les études scientifiques. » Du tac au tac, les Tharonnais rétorquent : « Mais que faites-vous du principe de précaution ? Pensez aux enfants ! » L'évêque dit être « un homme de dialogue » et souhaite attendre la réunion d'échange du 10 septembre à la mairie de Saint-Michel-chef-chef, avec Orange, le maire et le collectif. Les Tharonnais ne sont pas convaincus. « Il dit être un homme de dialogue, mais le projet a été signé il y a deux mois et les riverains n'ont pas été informés. Il faut un tapage médiatique et le centenaire pour qu'il vienne discuter », regrette Dominique Guérin, qui compte envoyer un courrier au maire, pour que ce projet d'antenne soit à l'ordre du jour au conseil municipal du 28 août. Sinon, recours au tribunal administratif. « Il faut que le maire prenne ses responsabilités, même s'il dit ne rien pouvoir faire. Il peut toujours retarder les choses en demandant des précisions à Orange. »
Les riverains auront retenu au moins deux choses : l'évêque a promis que rien ne serait installé avant la réunion du 10 septembre. Et qu'il prendrait en compte tous les éléments, rendant possible l'arrêt de la procédure d'installation de l'antenne.
Audrey MONTILLY.