Forum Redon

Après la psychiatrie, êtes-vous inquiets pour la maternité, la chirurgie ?

La fermeture annoncée du service de psychiatrie vous rend-il pessimiste pour l’avenir de l'hôpital de Redon et de la ville ? Le Pays de Redon peut-il vivre sans un hôpital « complet » ? La maternité, la chirurgie ne risquent-ils pas de connaître les mêmes difficultés à trouver des médecins dans quelques années ? Comment faire pour les attirer ?

Ouest-France

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René, Redon : "Pour un service public de soins psychiatriques"
Il est pour le moins choquant de lire des propos aussi cyniques et inhumains que ceux de Jean-Sylvestre ou de Mario. Prétendre que la psychiatrie n'aurait pas évolué depuis un siècle, c'est faire fi des progrès tant de la psychopathologie, des thérapies familiales ou analytiques, que des médicaments qui soulagent les malades des douleurs les plus intenses. Un malade psychique n'est pas un « dérangé mental » mais un « être humain en souffrance ». Il faudrait connaître la cause d'une maladie pour pouvoir la soigner, affirme péremptoirement Mario? Cela ne se passe pas comme ça, ni pour les maladies mentales ni pour les autres: regardez les progrès faits dans les soins des cancers...et pourtant on n'a pas attendu d'en connaître les causes pour commencer à soigner les malades, heureusement! Je pense qu'il est essentiel pour nous tous que des unités de soins psychiatriques puissent travailler dans des conditions « dignes » de nos sociétés dites « avancées », au plus près de nos concitoyens: ceux d'entre nous qui pensent être « solides », équilibrés, « bien dans leur tête", peuvent se trouver un jour dans une tout autre situation: des raisons sociales, comme le chômage, peuvent nous faire basculer dans le « dérangement mental » comme disait Jean-Sylvestre. Il est essentiel que des services composés de gens bien formés comme le psychiatre, le psychologue, ou l'infirmier psychiatrique puissent répondre « présent » là où vivent les malades pour rester dans ou près de leur famille, de leur lieu de travail, de leurs amis...Compte tenu que les difficultés financières font partie des facteurs de perturbation psychique, le secteur public doit prioritairement prendre en charge ces unités de soins. (15/04/2008)

Hélier, Redon : "Contre cette fermeture !"
Partagé entre l'envie de rire et la colère. Il n'y a aucune grande théorie à cette fermeture, juste une histoire de moyens financiers que l'on enlève à la décentralisation et au parent pauvre de la médecine. Ce n'est même pas dans un cadre politique, au sens d'une nouvelle approche philosophique de ce problème de santé ou d'un problème politique, c'est juste " y'a pu d'sous pour vos conneries"... Dommage, c'était un service à échelle humaine, local, dans un environnement urbain où l'on considère encore son voisin même si il est parfois un zeste frapadingue ,un endroit qui ne sentait pas l'usine à malades et d'où on avait une meilleur chance de sortir apte à être en société. Contre la fermeture ! (10/04/2008)

Jean-Sylvestre, Illfurth : "Contre la psychiatrie"
La psychiatrie depuis 100 ans n'a fait que montrer son incapacité à régler les problemes mentaux sous prétexte que c'est difficile. Elle refuse de donner des statistiques de réussite et d'échec à l'État.Dans beaucoup de pays d'Europe, les électrochocs sont interdits sauf en France et en Belgique alors je suis content qu'un service de psychiatrie ferme car cela va peut-être permettre de se pencher réellement sur "comment soigner les dérangements mentaux". (07/04/2008)

Mario, Monaco : "L'homme n'a pas besoin de la psychiatrie d'aujourdhui"
La psychiatrie est à la dérive depuis qu'elle a abandonné l'esprit contre le cerveau pour guerrir les souffrances humaines. N'ayant pas localisée la cause des troubles humains, la psy s'est tournée vers la médecine des nerfs, surtout pour se donner une légitimité et un statut médical. Ce serait risible si les dommages à l'homme et à la société n'étaient pas si grands. Pour parler de maladie il faut que la cause soit connue,et comme la psy avoue elle même ne pas connaitre la source des troubles mentaux,elle ne peut donc pas parler de maladie. Si elle le fait,c'est pour leurrer le public. Pour nommer "thérapie" un quelconque traitement,il faut que le dit traitement attaque la cause, hors les psychotropes ne s'attaquent qu'à la vivacité d'esprit de l'individu en le droguant. La question que je me pose c'est pourquoi la psy a toujours le soutien des politiques et du gouvernement. Mais elle n'a pas le soutien du public qui, par instinct et bon sens,se méfie des soit disant thérapies punitives telles que les électrochocs, les chocs à l'insuline, la camisole de force, la camisole chimique, la contention, la lobotomie et j'en passe. La majorité du plublic fait preuve d'un bon sens qui manque indéniablement à nos politiques. Un service pshychiatrique en moins c'est autant de mal qui ne sera pas fait à l'homme. (04/04/2008)

Anne, REDON : "Attristée et en colère "
Comme beaucoup, je suis attristée et en colère d’assister à la fermeture du service psychiatrique de l’hôpital. Évidemment, cela entraînerait l’affaiblissement du centre et de tous ses services dans l’avenir. Pourquoi ne place-t-on plus l’Homme au centre de notre société ? Les personnes qui travaillent au sein de l’hôpital doivent recevoir les meilleures conditions de travail possibles d’autant qu’elles sont au chevet de chacun d’entre-nous. Un hôpital est un foisonnement de vie, de solidarité et d’entre-aide, d’autant plus précieux quand il est implanté dans une petite ville, comme Redon. Comment attirer des médecins ? Pourquoi Redon a-t-elle si mauvaise réputation pour qui ne la connaît pas ? Ces jugements hâtifs et créés par l’ignorance des richesses particulières de notre ville ! Commençons par être fiers de notre cité, de ses équipements, de ses habitants ! (02/04/2008)

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