













Les déchèteries ne doivent pas seulement être un outil pédagogique pour les enfants, mais aussi pour les parents, notamment autour des déchets verts... Les ordures ménagères. Grâce au tri (lire plus bas), chaque habitant de la communauté de communes produit moins d'ordures. De 251 kg en 2002, on est passé à 215 kg. Mais au total, leur collecte et leur traitement coûtent plus cher. De 37,73 € par habitant, on est passé l'an dernier à 44,90 €. Transportés et traités dans le nord de la Mayenne, « nos déchets subissent la hausse des carburants. Note Yvon Mahé, Mais aussi les charges de personnel qui augmentent et l'amortissement des matériels achetés ces dernières années ».
Les foyers subventionnés. Le tri permet de stabiliser la note présentée à chaque foyer, mais ne la fait pas baisser. Des efforts mal récompensés. Alors la communauté de communes « subventionne » chaque foyer à hauteur de 37 €. Une démarche bienvenue mais qui plombe les finances d'autant.
Quelles solutions pour l'avenir ? Jeudi dernier, les délégués communautaires en charge du dossier ont eu trois heures de réunion sur le sujet. « Nos contrats pour le traitement se terminent fin 2009. Les suivants pourraient être encore plus chers », craint Yvon Mahé. Alors ? Un centre de traitement local pour diminuer fortement le coût du transport ? « Avec nos 10 000 tonnes, c'est insuffisant, poursuit l'élu de Loire-Atlantique. Il faudra se mettre d'accord avec des voisins. C'est en cours ». S'il est exclu de remettre en service une usine d'incinération en Pays de Redon, « on pourrait imaginer qu'une partie de nos déchets soit envoyée vers les usines de Rennes et Nantes qui cherchent du tonnage ». Mais est-ce bien moral ? Une solution pourrait se dégager à l'automne.
La valorisation du tri. En apport volontaire dans les containers ou dans les sacs jaunes, le réflexe est là. De 21 % de rejet, on est passé à 15 % en peu de temps. Et la valorisation permet des économies. Ainsi les emballages (briques, bouteilles cartonettes) coûtent 5,12 € par habitant « alors qu'ils coûteraient 13,62 € si on ne faisait rien ». L'économie est encore plus importante avec le papier. Pour tenter de faire encore mieux à l'avenir, une expérience va être lancée cet automne dans un quartier de Redon, de façon à séparer les déchets humides des autres déchets.
Les déchèteries. Dans les huit déchèteries actuellement en fonctionnement, chaque habitant dépose 320 kg par an. Cela coûte 14,77 € par habitant. Mais la valorisation ne fait économiser que 1,54 € par personne. Pour Yvon Mahé, « il y a beaucoup de choses qui disparaissent, notamment la ferraille. Même aux heures de fermetures, il y a toujours du monde dans les déchèteries ». La communauté de communes va également étudier l'implantation d'une nouvelle déchèterie sur le territoire de la commune de Redon.
Les déchets verts explosent. Pour valoriser les apports à la déchèterie, la communauté de communes a la volonté de regarder les déchets verts de plus près. Ces deux dernières années, leur dépôt dans les déchèteries a explosé pour atteindre plus de 6 100 tonnes. « Jusqu'à maintenant, ces déchets sont broyés et cédé aux agriculteurs. Mais cela a un coût. » Pour Yvon Mahé, il y a une solution : « Il faudrait que les gens prennent le réflexe du compostage à domicile. C'est très utile pour le jardin. »
Sébastien BRÊTEAU.