









Les habitants de Grand-Fougeray devront-ils revoter ? C'est en tout cas ce que laissent prévoir les conclusions de Jean-François Coënt, le commissaire du gouvernement du tribunal administratif de Rennes, qui s'est penché hier sur la protestation d'Alain Saurat et de ses colistiers, relative à la régularité du premier tour des dernières élections municipales.
Délibéré le 22 mai
Pour le commissaire, l'article R 67 du code électoral qui dit que « dès la fin du dépouillement, l'établissement du procès-verbal est rédigé et immédiatement le résultat doit être proclamé... » n'a pas été respecté.
Selon le commissaire, alors que le dépouillement est terminé, « le maire sortant (NDLR : Alain David, qui a été réélu) va et vient entre les deux bureaux de vote. Puis il disparaît pendant trois quarts d'heure et ce n'est qu'à 0 h 49 qu'il réapparaît pour proclamer les résultats ». Le jugement a été mis en délibéré au 22 mai.
S'il se dit soulagé « qu'il n'y ait pas de contestation sur les résultats eux-mêmes ni sur la campagne », le maire Alain David cherche une explication : « C'est la première fois que nous avions deux bureaux. Je suis persuadé qu'il y a eu confusion entre le bureau n° 1 et le bureau central qui se trouvaient dans la même pièce ».
Sur le délai qui lui est rapproché, Alain David est clair. « Le bureau n° 2 avait trois quarts d'heure de retard. En attendant, on a enfermé tous les documents du bureau n° 1 dans une urne, en présence de fonctionnaires de la mairie. C'est tout. Ensuite nous avons eu un pépin informatique qui nous a encore fait perdre du temps. »
Alain Saurat, lui, n'a pas souhaité commenter l'avis du commissaire du gouvernement. Il a seulement indiqué ce qu'il ferait si l'élection était définitivement annulée : « Avec mes 18 colistiers, nous nous donnerons les moyens de savoir si les gens souhaitent qu'on se représente. » En attendant le 22 mai, la municipalité d'Alain David assure la gestion de Grand-Fougeray.