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Accompagnés par des kinés, les patients insuffisants respiratoires à l'exercice à la clinique Saint-Laurent à Rennes. : Ouest-FranceSouvent appelée bronchite chronique, la bronchopathie chronique obstructive (BPCO) est la seule pathologie dont la mortalité a augmenté au cours des dernières années. Elle touche 250 000 personnes en Bretagne. L'état des lieux dressé par les médecins pneumologues ressemble à un signal d'alarme.
40 000 malades par an
« La maladie provoque 16 000 décès par an en France. Chaque année, 40 000 nouveaux cas sont admis en affection longue durée. Le coût pour la collectivité est estimé à 3,5 milliards d'euros » précise le docteur Moreau, médecin à la polyclinique Saint-Laurent et président des pneumologues libéraux bretons. La cause, on la connaît : c'est le tabac dans 90 % des cas.
Face à un tel enjeu, plusieurs acteurs mettent en oeuvre un programme de prise en charge de la maladie. Aux côtés de l'Union des médecins libéraux (URML), on retrouve l'Association d'aide aux malades Breizh O2, que préside Marie-Claire Malgorn, de Saint-Brieuc. Le projet vise les patients bretons qui ne bénéficient d'aucun suivi en centre spécialisé. Ils sont estimés à 150 000.
L'idée est de mettre en place des stages de réhabilitation respiratoire pour mieux stimuler à l'effort les patients avant le retour à la maison. Tenant des réunions dans chaque département, Breizh O2 lance la première étape d'évaluation qui concerne les patients suivis par 400 médecins traitants.
« Une fois le projet ajusté, il s'agira ensuite d'organiser des coopérations professionnelles avec les pneumologues, les kinés, les prestataires de service et les associations de patients. » Après Brest, trois sites sont envisagés pour des stages en clinique, à Rennes, Saint-Brieuc et Vannes.
« Rien n'a été fait pour la pneumologie. On a une écoute attentive des caisses d'assurance maladie (Urcam). Mais il reste encore un problème de financement à régler », remarque le docteur Moreau.
Alain THOMAS