













Hier matin, à Saint-Pern, la congrégation, forte de 2 700 religieuses dans 32 pays, s'est enrichie de vingt-deux nouvelles Petites Soeurs. Cette célébration a lieu chaque année le dimanche suivant l'Assomption. Certaines familles viennent de très loin - du Japon, d'Inde ou encore du Kenya - pour y assister.
Après la messe célébrée par Mgr d'Ornellas en présence de nombreux fidèles, l'assemblée se retrouve dans la grande salle de la Tour Saint-Joseph où la mère générale, Céline de la visitation, annonce en français, langue officielle de la congrégation, la destination des Petites Soeurs, toutes souriantes en ce jour si particulier. Cette année, ce sera Paris, Roanne, Rome, Dublin, mais aussi New York, Chicago, Bombay ou Sydney.
Une année de retraite à Saint-Pern
Soeur Bernadette, originaire des Philippines, partira dans quelques jours au Bénin. Soeur Agnès Marie Emmanuelle, elle, est nommée à la maison mère de Saint-Pern. « J'ai été élevée au sein d'une famille pratiquante. Mon engagement n'est pas venu du jour au lendemain. Ça a grandi peu à peu en moi. J'ai croisé des Petites Soeurs lors d'un pèlerinage à Lourdes. Elles étaient là avec des personnes âgées malades pour les servir. Je les ai rejointes peu après », raconte-t-elle. Soeur Bernadette est entrée dans la congrégation « pour associer une vie de prières et une vie de travail au service des autres ».
Avant de s'engager définitivement, ces femmes pieuses et dévouées ont emprunté le même parcours. « Il y a d'abord un premier engagement qu'on appelle le premier noviciat. Les soeurs rejoignent des maisons, suivent des formations et doivent toutes apprendre le français. Au bout de cinq à six ans, elles passent obligatoirement une année de retraite à la maison mère », raconte soeur Christine.
La profession perpétuelle prononcée, hier, pour vingt-deux d'entre elles est une forme d'aboutissement après ce long apprentissage. Les Petites Soeurs se consacreront désormais à la prière et aux anciens qu'elles tiennent à accompagner jusqu'à la fin...