



Pour la famille Vevey, la clef du succès, c'est un sourire à toute épreuve. Celui qui vient pour se balader, fouiller, discuter... et qui repart finalement les bras chargés, sous le regard des exposants ravis de rentrer chez eux un peu plus légers. Mais après tout, chacun sa technique pour faire de bonnes affaires. Dans un premier temps, il y a le chineur organisé. Il a prévu un budget pour sa sortie et laisse à la maison chéquier et carte bleue pour être sûr de rester dans les clous.
Une fois sur place, pourtant, il risque d'être quelque peu frustré. Car ce jour-là, les exposants se sont donné le mot pour nous faire craquer : les vieux vinyles sont de sortie, la vaisselle s'avère originale et les bijoux semblent briller encore un peu plus que d'habitude. Sans oublier l'odeur du stand de gâteaux qui n'attendent que d'être mangés.
Chacun sa technique mais un seul objectif
Autre chineur, autre stratégie. Cette fois, pas de budget, simplement une idée précise des objets à chercher. Bien mauvaise idée parfois, car en ne se focalisant que sur certains objets, on risque de louper de bien jolies merveilles comme par exemple un superbe plat à tajine marocain à seulement 15 €, une atypique et vieille lanterne pour 5 € et à laquelle on peut offrir une seconde jeunesse en trois coups de cuillère à pot. Ce qu'il faut au chineur, c'est un peu d'imagination et beaucoup de patience car il est certain qu'on ne peut pas tirer le gros lot à tous les coups.
Reste encore le chineur collectionneur, celui qui se lève aux aurores pour ne louper sous aucun prétexte une édition rare de livre ancien ou un meuble que seuls les vrais collectionneurs peuvent estimer à sa juste valeur. C'est ça aussi la magie du vide-greniers. Au hasard d'un stand, on peut retourner en enfance, avoir les yeux qui pétillent. Et parfois aussi, on prend un coup de vieux...
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