La famille Amaury, de Brest, a participé au pique-nique d'« A dimanche au canal », à Peillac, hier. « Pas d'habitations ici, pas de circulation... On quitte la civilisation, on est complètement déconnecté. » On boit du cidre ou du jus de pomme. Mais on parle d'eau. « Le Pays de Redon est avant tout un pays d'eau, insiste Jean-Bernard Vighetti. De l'eau dans tous ses états ! Il y a d'abord les sources (rien qu'à Peillac, on en recense une cinquantaine). Puis les ruisseaux, les étangs, les 1 000 hectares de marais permanents, à quoi il faut ajouter les 9 000 hectares de marais temporaires, qui sont inondés quand les grandes crues se conjuguent aux grandes marées. » Et, enfin, il y a les canaux. Chargés d'histoire.
« Les Bretons ont toujours été un peu fous »
« La Vilaine et l'Oust étaient canalisées dès le XVIe siècle, poursuit Jean-Bernard Vighetti. Mais les canaux de Bretagne, tels qu'on les connaît aujourd'hui, n'ont été construits qu'au XIXe siècle. » Un pari fou. À lui seul, le plus fameux, le canal de Nantes à Brest, long de 360 kilomètres, a nécessité l'équivalent en matériaux de la pyramide de Khéops pour construire ses 236 écluses, pertuis, déversoirs, débarcadères, maisons, arches, marinières, aqueducs, contreforts, digues... Une merveille du monde ignorée, dont une partie se niche dans le Pays de Redon. « Oui, les Bretons ont toujours été un peu fous, s'amuse Jean-Bernard Vighetti. Et créer ces canaux l'était d'autant plus qu'ils n'ont pas servi longtemps, rapidement remplacés par les chemins de fer. »
Des « trains du plaisir »
Un mal amenant parfois un bien, les canaux et leurs chemins de halage ont alors été définitivement rendus aux promeneurs en 1977. Cela dit, n'allons pas croire que les pique-niques au bord du canal ne datent que d'hier. « Dès la fin du XIXe siècle, on a vu apparaître des « trains du plaisir » qui drainaient la population depuis Rennes ou Nantes vers ces voies d'eau, souligne Jean-Bernard Vighetti. Après la guerre, avec les lois sur les congés payés, le tourisme a encore changé. Le temps libéré est progressivement devenu une réalité. Dans les années 50, on a même eu jusqu'à quatre hôtels à Peillac, sans compter de nombreuses résidences secondaires occupées par des gens de la région parisienne. »
On le comprend. Pas d'heure de pointe ici. « Pas d'habitations, pas de circulation... On quitte la civilisation, on est complètement déconnecté », respirent Luc et Annick, des pique-niqueurs venus de Brest. Avec leurs enfants, ils ont loué une péniche à Redon. « On est remonté jusqu'à Josselin, maintenant on redescend. Tout doucement. On a des vélos à bord. Le soir, on se promène sur les chemins de halages, on va chercher le pain dans les villages... »
Oui, luxe, calme et volupté. « On est bien ici, c'est reposant », sourit Anne-Marie, de Laval. Avec ses deux enfants, elle passe une semaine de vacances sur les bords de l'Oust « chaque été depuis trois ans ». Sous le charme, complètement. À croire que le long du canal, c'est tous les jours dimanche.
(1) Escale d'une rive à l'autre, le Comité des canaux bretons, sans oublier le Comité régional du tourisme de Bretagne et les municipalités de Peillac, Messac Guipry, Saint-Vincent-sur-Oust, etc.

une bonne adresse pour bien mangé avec des assiettes assez copieuses les nouveaux patrons sont...

cadre agréable et trés propre,produits de trés bonnes qualités,ambiance familliale et des prix...

En ce jour de fête des mères, nous avons connus ce super restaurant. Un accueil très agréable...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

Festival Photo Peuples & Nature
