Un public nombreux et attentif suit l'annonce de l'exécution du prêtre réfractaire, Michel Després., guillotiné au cloître Saint-Sauveur, pendant la Révolution. Et ce n'est pas triste. « Tout est vrai, mais rien n'est sérieux », se marrent les organisateurs. Le tout, c'est juste d'avoir une bonne recette : une visite historique, certes, mais servie par des comédiens avec de nombreuses saynètes.
Les spectateurs partent d'abord du cours Clemenceau et, d'emblée, sont enrôlés, « comme les pauvres de 1786 », pour les travaux d'aplanissement de la Butte, nommée, plus tard, cours Bertrand, du nom de l'intendant de Bretagne de l'époque. Là, ils rencontrent les archers du Papegaut, « des volontaires des milices urbaines du Moyen Âge ». Puis, en avant pour la Révolution avec l'annonce de l'exécution du prêtre réfractaire Michel Després, le 23 octobre 1792. On saute alors un siècle et on se retrouve à assister à l'inauguration de la gare, en 1862, par un préfet un peu brouillon. Une sacrée mise en bouche. Et pourtant, ça ne fait que commencer : voilà maintenant le temps fort de la balade : « Le faubourg Notre-Dame ».
La vie hors les murs
Sur la place Charles-de-Gaulle, l'historien Pierre Marchal souligne « que ce quartier a subi des bouleversements tels que peu de jeunes Redonnais ont idée de son aspect passé. Autrefois s'y dressait une église paroissiale très importante, Notre-Dame-du-Pesle, entourée d'un cimetière et véritable carrefour piétonnier. »
Tous ces éléments d'histoire sont évoqués autour d'une scène d'inhumation au cimetière. « Cette église et sa tour, plusieurs fois remaniées, dataient de la fin du XIe siècle. Désaffectée sous la Révolution, elle a servi d'atelier et d'entrepôt. Puis, ruinée par le terrible incendie de 1864, elle fait place à la maison d'école, qui accueille d'abord l'école des frères en 1870, puis l'école laïque de garçons en 1887. »
Aujourd'hui, le lieu est devenu la fameuse cité administrative de Redon. « La chapelle de la Congrégation des soeurs de la Sainte Vierge, construite début XVIIIe, a disparu en 1975 avec l'ouverture du boulevard de la Liberté. Quant à la sous-préfecture et le tribunal, ils furent édifiés au XIXe sur le domaine du Pesle. »
On repart. On croise la route du prêtre réfractaire Julien Racapé, en charrette pour la guillotine. Et nouvelle halte devant les vestiges de l'ex-maison d'arrêt départementale. Là, Auguste Bouteloup, rédacteur du journal Le Redonnais, dénonce « les conditions de détention épouvantables dans les geôles de la République ».
Des personnalités historiques déroutantes
Direction maintenant les Calvairiennes, via les cours du Cleu. En chemin, on rencontre Jeanne Perside Arnaud de Sainte-Élisabeth, une religieuse ursuline chassée par la Révolution et morbide collectionneuse de reliques. « Elle sera même à son tour bourreau du bourreau... », glisse le guide, avant d'inviter tout le monde à passer les portes du monastère pour vivre « l'expulsion des soeurs de Calvaire en 1792 », et ultime tableau de la balade, « l'alerte au choléra de 1832 ». Une reconstitution qui exprime la terreur générale et les limites de la générosité humaine. L'éternel conflit du vice et de la vertu, de la charité et de l'égoïsme, de la vengeance et du pardon ou le bien et le mal vont toujours par deux. Rideau. C'est fini. Alors? On en est encore tout remué.
Pratique. Trois Balades théâtrales sont encore au programme cet été : en centre-ville ce mardi 19 août ; dans le faubourg Notre-Dame et Saint-Michel samedi 26 août et à l'occasion des Journées du patrimoine dimanche 21 septembre. Tarifs : adulte 3 €, enfant (7 à 18 ans) 1 €. Billetterie sur place dès 20 h. Départ face à la mairie dans l'amphithéâtre urbain, à 20 h 30. Renseignements et inscriptions au 02 99 71 06 04. Émail : tourisme-pays-redon@wanadoo.fr Internet : http://www.tourisme-pays-redon.com/

une bonne adresse pour bien mangé avec des assiettes assez copieuses les nouveaux patrons sont...

cadre agréable et trés propre,produits de trés bonnes qualités,ambiance familliale et des prix...

En ce jour de fête des mères, nous avons connus ce super restaurant. Un accueil très agréable...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

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